- La plupart des pays européens ont des systèmes publics solides, mais votre accès dépend de votre lieu de résidence, de votre travail et de votre nationalité.
- Dans des pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse, l'assurance santé est obligatoire pour les résidents, et ce sont les règles locales qui déterminent quelle couverture est acceptée.
- La CEAM et la GHIC britannique sont destinées aux séjours temporaires, pas à une installation à l'étranger.
- Un contrat international apporte le libre choix du médecin, un accès plus rapide, une couverture au-delà des frontières et le rapatriement.
Comment fonctionne le système de santé pour les expatriés en Europe ?
L'Europe possède certains des meilleurs systèmes de santé publics au monde : vous vous demandez peut-être si une assurance santé expatrié en Europe est vraiment utile. La réponse dépend de l'endroit où vous vivez, du fait que vous y travailliez ou non, de votre nationalité et de votre visa. Chaque pays gère son propre système, avec ses propres règles sur qui peut y adhérer et à partir de quand.
Dans la plupart des pays, les soins publics sont financés par l'impôt ou par des cotisations obligatoires, et les résidents affiliés au système paient peu ou rien au moment des soins. Les nouveaux arrivants, en revanche, peuvent devoir attendre avant de pouvoir s'inscrire, n'être que partiellement couverts, voire ne pas y avoir droit du tout s'ils ne travaillent pas sur place. Les listes d'attente pour les soins non urgents peuvent aussi être longues.
L'assurance santé privée comble ces manques. Elle peut vous couvrir avant votre affiliation au système public, vous donner un accès plus rapide aux spécialistes et aux hôpitaux privés, et vous protéger au-delà des frontières. Notre guide sur l'assurance internationale, locale et voyage explique les différences.
Soins publics et privés : quelques exemples par pays
Royaume-Uni
Le NHS fournit des soins gratuits au point de service aux personnes qui résident habituellement au Royaume-Uni. La plupart des demandeurs de visa venant pour plus de six mois paient l'Immigration Health Surcharge avec leur demande, ce qui donne accès au NHS. En raison des listes d'attente, beaucoup de personnes se tournent aussi vers des hôpitaux privés, comme The London Clinic, The Wellington Hospital ou Cromwell Hospital à Londres.
France
La France dispose d'un système universel. Les actifs y sont généralement affiliés rapidement, et les autres résidents peuvent en général y adhérer après trois mois de résidence stable. Il rembourse une grande partie des frais, et la plupart des résidents y ajoutent une complémentaire santé, appelée mutuelle. À Paris, l'Hôpital Américain de Paris est un hôpital privé implanté de longue date et connu des patients internationaux.
Allemagne
L'assurance maladie est obligatoire pour toute personne vivant en Allemagne. Beaucoup de salariés relèvent du régime légal, tandis que les hauts revenus et de nombreux indépendants peuvent choisir une assurance privée allemande. Un contrat international pour expatrié n'est pas toujours accepté comme preuve de couverture pour un titre de séjour : vérifiez avant de vous y fier.
Pays-Bas et Suisse
Aux Pays-Bas, les personnes qui vivent ou travaillent dans le pays sont généralement tenues de souscrire l'assurance maladie de base néerlandaise, même si elles ont déjà un contrat international. En Suisse, l'assurance maladie de base est obligatoire pour les résidents, qui disposent généralement de trois mois après leur arrivée pour s'affilier ; des dispenses sont possibles dans certains cas, mais doivent être demandées au canton.
Espagne et Portugal
Les deux pays ont de bons systèmes publics, et les soins privés y sont généralement plus abordables qu'en Europe du Nord, avec des groupes hospitaliers privés dans toutes les grandes villes. Certaines voies de résidence, comme le visa non lucratif espagnol, exigent une assurance santé privée répondant aux conditions fixées par le consulat, qui peuvent être strictes, par exemple sur les quotes-parts.
Les noms d'hôpitaux ci-dessus sont des exemples, pas des recommandations. Vérifiez toujours le réseau d'un contrat et la possibilité de prise en charge directe.
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Faut-il une assurance santé pour un visa européen ?
Souvent, oui. Pour les courts séjours, le visa Schengen exige une assurance voyage médicale avec une couverture minimale de 30 000 EUR, valable dans tout l'espace Schengen. Pour les longs séjours, de nombreux visas nationaux et titres de séjour demandent une preuve d'assurance santé, en particulier pour les personnes qui ne travailleront pas sur place, comme les retraités, les étudiants et les personnes disposant de ressources propres.
Chaque pays, et parfois chaque consulat, fixe ses propres conditions sur ce qui est accepté : le niveau de couverture, les quotes-parts, la durée du contrat ou le pays où l'assureur est agréé. Vérifiez les dernières exigences officielles avant votre demande, et demandez une attestation d'assurance au format attendu par l'administration.
Vous prenez votre retraite en Europe ? Les retraités de l'UE qui s'installent dans un autre pays de l'UE peuvent parfois utiliser un formulaire S1 délivré par leur pays d'origine. Les autres ont généralement besoin d'une couverture privée ; lisez notre guide sur l'assurance santé après 60 ans.
La CEAM suffit-elle aux expatriés en Europe ?
Non. La carte européenne d'assurance maladie (CEAM), tout comme la Global Health Insurance Card (GHIC) britannique, donne accès aux soins publics médicalement nécessaires lors d'un séjour temporaire dans un autre pays couvert par le dispositif, aux mêmes conditions que les assurés locaux. Elles sont réservées aux personnes affiliées à un régime public européen, ne couvrent pas les soins privés et ne prennent pas en charge le rapatriement.
Dès que vous vous installez dans un autre pays, vous devez vous inscrire à son système, si vous y avez droit, ou disposer d'une couverture privée.
Le coût des soins privés et le besoin d'évacuation
Le coût des soins privés varie fortement en Europe. La Suisse et le Royaume-Uni figurent parmi les pays les plus chers pour les soins privés, tandis que les prix sont généralement plus bas en Europe du Sud et de l'Est. Même dans le système public, une partie de la facture peut rester à votre charge, selon le pays.
L'évacuation est moins souvent nécessaire en Europe de l'Ouest, car un bon hôpital est rarement loin. Elle reste importante si vous vivez sur une île, en montagne ou en zone rurale, et dans certains pays le secours en montagne est facturé au patient. Le rapatriement vers votre pays d'origine après une maladie grave ou un accident est une autre raison de souscrire un contrat international.
Assurance santé expatrié en Europe : les points à vérifier
- D'abord les règles locales : là où une assurance locale est obligatoire, un contrat international peut la compléter plutôt que la remplacer.
- Zone de couverture : les contrats limités à l'Europe peuvent coûter moins cher ; une couverture mondiale hors États-Unis convient à ceux qui voyagent sur d'autres continents ou ont de la famille ailleurs.
- Portabilité : un contrat international peut vous suivre d'un pays à l'autre, ce qui convient à ceux qui déménagent souvent.
- Soins courants, maternité et santé mentale, selon vos besoins ; la maternité comporte souvent un délai de carence.
- Franchise et devise : choisissez une franchise que vous pouvez assumer, et une devise qui correspond à vos revenus.
- Documents pour le visa : assurez-vous que l'assureur peut fournir une attestation conforme aux exigences de votre consulat.
Notre page assurance santé internationale présente ces options plus en détail.
Conseils pratiques pour les expatriés qui s'installent en Europe
- Inscrivez-vous au système local dès que vous y avez droit, et gardez une couverture privée jusqu'à ce que votre inscription soit complète.
- Trouvez rapidement un médecin généraliste ; dans certains pays, il faut être orienté par un généraliste pour consulter un spécialiste.
- Emportez un résumé de vos antécédents médicaux et de vos ordonnances, traduit si possible.
- Demandez un accord préalable avant un traitement programmé dans un hôpital privé.
Vous ne savez pas comment une couverture privée s'articule avec le système public de votre pays de destination ? Répondez à quelques questions et obtenez votre devis instantané : vous recevrez par e-mail une comparaison personnalisée des contrats de 20+ assureurs internationaux en environ 2 minutes, et nos conseillers peuvent en parler avec vous sur WhatsApp ou par appel vidéo.
Ressource utile : OMS, Bureau régional de l'Europe
Questions fréquentes
Une assurance santé internationale peut-elle remplacer le système public en Europe ?
Dans de nombreux pays, elle peut coexister avec le système public. Dans d'autres, comme les Pays-Bas, la Suisse et l'Allemagne, les résidents doivent détenir la couverture acceptée par les règles locales : vérifiez ce qui s'applique là où vous vivez.
Les soins privés sont-ils chers en Europe ?
Cela varie fortement. Les soins privés en Suisse et au Royaume-Uni comptent parmi les plus chers, tandis que l'Europe du Sud et de l'Est est généralement plus abordable.
Puis-je garder mon contrat si je déménage d'un pays européen à un autre ?
Les contrats internationaux sont conçus pour vous suivre, tant que votre nouveau pays fait partie de votre zone de couverture. Informez votre assureur de votre déménagement et vérifiez si votre nouveau pays impose sa propre assurance obligatoire.
Un contrat limité à l'Europe me couvre-t-il en vacances en Asie ?
En général, pas pour les soins programmés. Certains contrats incluent une couverture d'urgence limitée lors de voyages hors de votre zone, mais cela dépend du contrat : vérifiez avant de partir.
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